Enfin! est peut être le seul mot que tout commentateur de cet événement partage avec ses pairs . Jamais, vraiment jamais, aucun gouverneur n'a pu obtenir l'unanimité de toute la population de la province d'Essaouira.
Mais tout le mérite s'arrête là .Tous les records ne sont pas forcement bons,
surtout quand ils sont en notre défaveur.
Personnellement je trouve le profil et la personnalité du nouveau gouverneur très bien, mais de là à l’envier…pas du tout .Pourquoi ? Par ce qu'il a hérité deux Essaouira .Un Essaouira virtuel façonné par des campagnes de promotions et de pub de toutes (dé) natures, et un Essaouira au dessous du niveau de la mer et dont l'écrasante majorité de la population vit des problèmes que les pauvres des pays sub-sahariens trouveraient insoutenables.
Il n'est pas demandé d'être fin observateur pour découvrir qu'Essaouira est profondément pauvre et que la richesse apparente a des origines suspectes, soit spéculatives et frauduleuses à la fois, soit carrément le fruit de blanchiments et d'opérations immorales telles les locations très répandues surtout en milieu urbain, de chambres meublées de corps de jeunes personnes dans le besoin.
Bien sur qu'il y a des gens loyaux ! Mais ces gens ne seront jamais très riches.
Il suffit qu'ils paient les salaires dus, les cotisations salariales et leurs impôts …
Le produit de cessions immobilières y est aussi pour beaucoup. Mais les fortes plus values immobilières ont été recueillies par des étrangers et ne sont généralement pas réinvesties, si elles sont déjà connues !
Le blanchiment, y compris l'argent de la corruption, entrave de toute évidence l'investissement productif.
C'est ainsi que les rares jeunes entrepreneurs qui ont réussi à monter des affaires sont généralement issus de famille de rentiers .Tandis que pour d'autres entrepreneurs potentiels, toutes les portes leur ont été fermées et le prix de l'acquisition d'un local ou d'un fond de commerce leur est prohibitif.
L'investissement productif marocain et l'essence même de l'INDH ont été sacrifiés pour faire balancer pour la première fois, une frange importante de la population souirie et de sa société civile dans la sphère de la contestation
Quant à l'infrastructure de base ,déjà développée dans un précédent article qui est toujours disponible sur mon blog http://souffer.blogspot.com , je tiens à souligner que la responsabilité est partagée entre les autorités élues et non élues et les services de l'ONEP , l'ONE et de l'ÉQUIPEMENT . L'état des routes, des ponts et même de la signalisations (absence de plaques de fin de limitation de vitesse entre autres)à mis a nu les défaillances de ce dernier service extérieur .
Les défis sont trop importants.
Bienvenue Monsieur Le Gouverneur à Essaouira la REELLE.
M.A.SOUFFER
lundi 25 mai 2009
mercredi 29 avril 2009
lundi 20 avril 2009
Commentaire de MR Serge
SERGE a dit...
En premier lieu, je voudrais féliciter monsieur Souffer pour sa liberté d’expression dans un pays où elle est très limité, peur des autorités mais aussi du regard des autres ; un héritage du passé très certainement.
Pour venir plus directement au sujet, je voudrais simplement compléter le commentaire en citant quand même certaines réalisations comme les trottoirs à la sortie d’Essaouira, le réseau principal d’assainissement, le ramassage des ordures par une société privée, la réalisation de golfs avec son hôtellerie et toutes les créations d’emploi qui s’en suit etc.
Ce n’est pas pour autant que j’oublie l’état inacceptable de certains derb dans le quartier de la rue d’Agadir particulièrement où l’on peut voir très régulièrement des excréments humains joncher le sol. En conclusion de ce chapitre comme on dit chez nous en France « Petit à petit l’oiseau fait son nid ». Il y a peu de réalisations mais suffisamment pour garder l’espoir : « l’espoir fait vivre »
Concernant la voie du modernisme que prend inexorablement la ville d’Essaouira, je dirai que « on ne fait pas faire d’omelette sans casser des œufs » c'est-à-dire qu’au milieu des nombreux points positifs apportés par le modernisme, va en effet apparaitre certains problèmes : le développement de la prostitution, l’appât du gain, on deviendra plus matérialiste au détriment de certaines valeurs plus nobles. Mais tout cela ne doit pas faire oublier le bienfait du modernisme comme la santé avec la création de dispensaires de proximités, le savoir avec la création d’écoles mieux équipées. La ville d’Essaouira deviendra plus dynamique au quotidien, elle, qui est quand même un peu endormie
Les deux Essaouira sont complémentaires, le premier, virtuel, celui de la promotion, de la pub et de la « dé nature » pouvant venir au secours du second, celui dont vous parlez en disant « la population vit des problèmes que les pauvres des pays sub-sahariens trouveraient insoutenable ». L’argent de l’impôt engendré par les profits immobiliers et touristiques peut et doit servir à la création d’établissements scolaires techniques où l’on apprend de vrais métiers avec de vrais techniques, c’est le passage obligé avant la création d’investissements productifs ; et pour cela l’argent est indispensable ; Ce n’est qu’à ce stade que l’Essaouira « virtuel » profitera à l’Essaouira pauvre. Vous trouvez sûrement que je fais l’éloge de l’argent ? Oui, c’est un mal nécessaire et même indispensable lorsque l’on veut sortir ces conditions de pauvreté.
Aucun système de société de par le monde et dans toute l’histoire de l’humanité ne s’est avéré parfait, et s’est normal puisque l’homme est par nature imparfait et c’est lui qui crée les règles de société.
SERGE
19 avril 2009 04:27
En premier lieu, je voudrais féliciter monsieur Souffer pour sa liberté d’expression dans un pays où elle est très limité, peur des autorités mais aussi du regard des autres ; un héritage du passé très certainement.
Pour venir plus directement au sujet, je voudrais simplement compléter le commentaire en citant quand même certaines réalisations comme les trottoirs à la sortie d’Essaouira, le réseau principal d’assainissement, le ramassage des ordures par une société privée, la réalisation de golfs avec son hôtellerie et toutes les créations d’emploi qui s’en suit etc.
Ce n’est pas pour autant que j’oublie l’état inacceptable de certains derb dans le quartier de la rue d’Agadir particulièrement où l’on peut voir très régulièrement des excréments humains joncher le sol. En conclusion de ce chapitre comme on dit chez nous en France « Petit à petit l’oiseau fait son nid ». Il y a peu de réalisations mais suffisamment pour garder l’espoir : « l’espoir fait vivre »
Concernant la voie du modernisme que prend inexorablement la ville d’Essaouira, je dirai que « on ne fait pas faire d’omelette sans casser des œufs » c'est-à-dire qu’au milieu des nombreux points positifs apportés par le modernisme, va en effet apparaitre certains problèmes : le développement de la prostitution, l’appât du gain, on deviendra plus matérialiste au détriment de certaines valeurs plus nobles. Mais tout cela ne doit pas faire oublier le bienfait du modernisme comme la santé avec la création de dispensaires de proximités, le savoir avec la création d’écoles mieux équipées. La ville d’Essaouira deviendra plus dynamique au quotidien, elle, qui est quand même un peu endormie
Les deux Essaouira sont complémentaires, le premier, virtuel, celui de la promotion, de la pub et de la « dé nature » pouvant venir au secours du second, celui dont vous parlez en disant « la population vit des problèmes que les pauvres des pays sub-sahariens trouveraient insoutenable ». L’argent de l’impôt engendré par les profits immobiliers et touristiques peut et doit servir à la création d’établissements scolaires techniques où l’on apprend de vrais métiers avec de vrais techniques, c’est le passage obligé avant la création d’investissements productifs ; et pour cela l’argent est indispensable ; Ce n’est qu’à ce stade que l’Essaouira « virtuel » profitera à l’Essaouira pauvre. Vous trouvez sûrement que je fais l’éloge de l’argent ? Oui, c’est un mal nécessaire et même indispensable lorsque l’on veut sortir ces conditions de pauvreté.
Aucun système de société de par le monde et dans toute l’histoire de l’humanité ne s’est avéré parfait, et s’est normal puisque l’homme est par nature imparfait et c’est lui qui crée les règles de société.
SERGE
19 avril 2009 04:27
dimanche 29 mars 2009
QUI SAUVERA ESSAOUIRA ?
QUI SAUVERA ESSAOUIRA ?
Essaouira , jadis le plus riche comptoir commercial du Maroc , a vu sa situation économique faiblir le long du 19éme et 20éme siècle pour mériter au début des années 70 le nom de « ville a vendre »
L’arrivée dans les sphères du pouvoir de certaines personnes « originaires » d’Essaouira ,toutes confessions confondues, allait donner à la population d’Essaouira des espoirs de lendemains sans commune mesure avec l’état de pauvreté qui s’est installé parmi eux .
La campagne de promotion de la ville d’Essaouira n’a abouti en fin de compte qu’a la création de quelques unités touristiques employant quelques smigars locaux et l’enrichissement de courtiers immobiliers grâce au nombre impressionnant de cessions de maisons de la médina à des étrangers à tel point qu’Essaouira est aujourd’hui qualifiée de « ville vendue» .
La plupart des cessions immobilières se fait par des étrangers résidents ou non utilisant l'internet ou effectuant des cessions à l'étranger . Les maisons acquises sont généralement transformées en riads ou maisons d'hôtes à titre informel et louées toujours à partir de l'étranger .
UNE VILLE RURALISEE
La population rurale de la province étant l’une des plus pauvres du Maroc ne cesse de migrer vers les villes avoisinantes et aussi vers Essaouira ou elle découvre une pauvreté encore plus grande car souvent doublée de débauche .Cet exode rural est compensé en nombre , par l’exode des citadins soit pour poursuivre des études supérieures soit à la recherche d’un travail , d’une clientèle plus solvable ou même d’un conjoint ; les migrations des hommes ayant crée d’autres déficits .. .
Plusieurs unités industrielles ont fermé leurs portes ajoutant des centaines de personnes aux foules démunies , analphabètes et sans qualification .
L'orientation tout azimuts vers le tourisme a fait oublié aux responsables locaux la programmation d'une zone industrielle ou même d'un complexe artisanal regroupant des artisans dont le nombre se réduit paradoxalement au fur et à mesure de la croissance du secteur touristique .
La classe moyenne qui attendait les retombées de l'essor du tourisme a vu son pouvoir d'achat s'affaiblir avec la flambée des prix de l'immobilier et autres ; tandis que les fonctionnaires nouvellement affectés à Essaouira sont confrontés à l'absence de l'offre du locatif générée par le phénomène du loyer à la nuitée ou même à la fraction de nuitée !
FAILLITE DE LA GESTION LOCALE
Le projet d'assainissement liquide qui consiste en la réalisation d’un réseaux des eaux usées doublé d’un centre pour la collecte des eaux de pluie, des stations de pompage et des canalisations nécessaires qui a coûté à la ville d'Essaouira quelques 110 millions de dirhams n'ayant pas abouti a transformé plusieurs quartiers de la ville en des bidons- villes sans réseau d'assainissement liquide et sans chaussée .Le vieux quartier industriel est en grande partie inaccessible aux véhicules . Certaines erreurs de conception ou de réalisation de la station d’épuration des eaux usées déverse quotidiennement des eaux traitées et non traitées aux portes de la ville . En outre l'infiltration continue du réseau d'eau potable par des eaux usées fait d'Essaouira une ville sinistrée .
Les défaillances de la gestion locale , l'absence des représentants élus et la paralysie du conseil municipal aggravent la situation déjà précaire d'une population au destin incertain .
M .Amine SOUFFER
Essaouira , jadis le plus riche comptoir commercial du Maroc , a vu sa situation économique faiblir le long du 19éme et 20éme siècle pour mériter au début des années 70 le nom de « ville a vendre »
L’arrivée dans les sphères du pouvoir de certaines personnes « originaires » d’Essaouira ,toutes confessions confondues, allait donner à la population d’Essaouira des espoirs de lendemains sans commune mesure avec l’état de pauvreté qui s’est installé parmi eux .
La campagne de promotion de la ville d’Essaouira n’a abouti en fin de compte qu’a la création de quelques unités touristiques employant quelques smigars locaux et l’enrichissement de courtiers immobiliers grâce au nombre impressionnant de cessions de maisons de la médina à des étrangers à tel point qu’Essaouira est aujourd’hui qualifiée de « ville vendue» .
La plupart des cessions immobilières se fait par des étrangers résidents ou non utilisant l'internet ou effectuant des cessions à l'étranger . Les maisons acquises sont généralement transformées en riads ou maisons d'hôtes à titre informel et louées toujours à partir de l'étranger .
UNE VILLE RURALISEE
La population rurale de la province étant l’une des plus pauvres du Maroc ne cesse de migrer vers les villes avoisinantes et aussi vers Essaouira ou elle découvre une pauvreté encore plus grande car souvent doublée de débauche .Cet exode rural est compensé en nombre , par l’exode des citadins soit pour poursuivre des études supérieures soit à la recherche d’un travail , d’une clientèle plus solvable ou même d’un conjoint ; les migrations des hommes ayant crée d’autres déficits .. .
Plusieurs unités industrielles ont fermé leurs portes ajoutant des centaines de personnes aux foules démunies , analphabètes et sans qualification .
L'orientation tout azimuts vers le tourisme a fait oublié aux responsables locaux la programmation d'une zone industrielle ou même d'un complexe artisanal regroupant des artisans dont le nombre se réduit paradoxalement au fur et à mesure de la croissance du secteur touristique .
La classe moyenne qui attendait les retombées de l'essor du tourisme a vu son pouvoir d'achat s'affaiblir avec la flambée des prix de l'immobilier et autres ; tandis que les fonctionnaires nouvellement affectés à Essaouira sont confrontés à l'absence de l'offre du locatif générée par le phénomène du loyer à la nuitée ou même à la fraction de nuitée !
FAILLITE DE LA GESTION LOCALE
Le projet d'assainissement liquide qui consiste en la réalisation d’un réseaux des eaux usées doublé d’un centre pour la collecte des eaux de pluie, des stations de pompage et des canalisations nécessaires qui a coûté à la ville d'Essaouira quelques 110 millions de dirhams n'ayant pas abouti a transformé plusieurs quartiers de la ville en des bidons- villes sans réseau d'assainissement liquide et sans chaussée .Le vieux quartier industriel est en grande partie inaccessible aux véhicules . Certaines erreurs de conception ou de réalisation de la station d’épuration des eaux usées déverse quotidiennement des eaux traitées et non traitées aux portes de la ville . En outre l'infiltration continue du réseau d'eau potable par des eaux usées fait d'Essaouira une ville sinistrée .
Les défaillances de la gestion locale , l'absence des représentants élus et la paralysie du conseil municipal aggravent la situation déjà précaire d'une population au destin incertain .
M .Amine SOUFFER
lundi 16 mars 2009
UN ADMIRATEUR DE MOINS
Il aimait Essaouira, il me l’a dit ;il lui partageait un secret qu’il ne m’a pas avoué .Abdelkebir Khatibi ,un de ces penseurs qui ne doivent pas mourir, et pourtant il est mort, avait écrit dans sa « mémoire tatouée »une des plus belles choses jamais dites à propos d’Essaouira :
« Coquille entourée de sable, cette ville s’ébauche en une miniature aux couleurs tendres, et je tais d’autres vibrations. »
« Coquille entourée de sable, cette ville s’ébauche en une miniature aux couleurs tendres, et je tais d’autres vibrations. »
dimanche 22 février 2009
Je profite de cet espace de liberté, pour exprimer mon avis et confirmer les propos de
Monsieur souffer.
La ville d’Essaouira vit entre deux mondes, un monde qui se ressemblent et
s’assemblent, très fermé, composé de notables et certains européens qui jouent sur les
relations d’intérêts, ne sommes nous pas surpris de constater un défilé de berlines de
luxe, et de hammer d’une valeur de 100 000 euros arpenter les rues d’Essaouira, fruits
d’opérations spéculatives douteuses et frauduleuses certainement pour une bonne
majorité, non sans peine choqué par ce marocain du deuxième monde de la campagne
pédaler péniblement sur son vélo rouillé à la quête d’un avenir meilleur et d’un peu
d’attention.
L’honnêteté ne paye pas et c’est bien dommage pour ces habitants, ces jeunes et ces
entrepreneurs Marocains que nous devrions soutenir et encourager pour créer de la
richesse, des entreprises, et des emplois payés à leur juste valeur.
Je ne tarie pas d’éloges non plus sur certains européens qui multiplie en un an par trois
le prix de leur acquisition immobilière, tout en résidant en permanence en Europe, ne
devrions nous pas réfléchir à instaurer des cotas ou des plafonds concernant ces plus
values ou investir un pourcentage de ces sommes dans l’aménagement, les équipements,
les routes et les rues, les bus urbains, ou dans des associations de bienfaisance .…. ????
L’investissement doit être productif et créateur de richesse.
Comment peut ont imaginé et ne pas être choquer que depuis tant d’années, rien n’as
été fait concernant l’état des trottoirs, des rues et des routes, certains quartiers sont
impraticables !!!! et inondés à la moindre averse de pluie.
Quelle image d’Essaouira pour les touristes et les marocains d’autres villes du Maroc
dans la perspective du plan azur ?????
De plus je voudrais parler au nom des habitants résident à al ghazoua qui se sont bien
souvent sacrifiés pour payer cash leur appartements ou avec un crédit à payer sur 25
ans, et qui sont régulièrement victime de coupures d’électricité et d’eau par la
négligence de certains qui n’ont pas réalisés les travaux obligatoires et les
infrastructures adaptées. (Électricité pression et évacuations des eaux usées etc.……)
sans compter l’état des frigos et des téléviseurs payés encore à crédit et qui sont
aujourd’hui de ce fait, bien souvent défectueux, qui vas prendre ces responsabilités et
prendre des décisions fermes et définitives concernant ce sujet.
Après cette lecture certains pourraient penser « mais que fait il à Essaouira si tout vas
si mal, pourquoi ne retourne t il pas en France ????, je réponds que tout d’abord je
rejette toutes formes d’intolérance, je m’exprime pour faire part de mes sentiments, de
mon expérience, même si j’apprend et essayes de m’enrichir des autres chaque jours, je
n’ai aucuns intérêts personnels, sans connotations politiques, ou notions de profits
financiers, et je ne m’impose pas comme un inquisiteur Français aussi bien à Essaouira
qu’au Maroc. Que je respecte ce pays et ces habitants, Comment pourrais je ne pas
m’inquiéter de l’avenir d’Essaouira alors que mes grands parents ont vécus et se sont
mariés à Mogador et que mes oncles et mes tantes sont nés et ont vécues dans cette
ville ???? N’est ce pas un devoir de mémoire pour moi par respect et pour leur
souvenir. Je m’en fais le garant.
Monsieur le gouverneur, nous vous souhaitons la bienvenue, nous vous soutenons et vous
encourageons, je sais que la tâche est difficile, et que vous n’avez certainement pas
toujours les pleins pouvoirs, mais il y a aujourd’hui urgence de joindre les écrits et les
paroles aux actes.
Eric Ohayon.
Monsieur souffer.
La ville d’Essaouira vit entre deux mondes, un monde qui se ressemblent et
s’assemblent, très fermé, composé de notables et certains européens qui jouent sur les
relations d’intérêts, ne sommes nous pas surpris de constater un défilé de berlines de
luxe, et de hammer d’une valeur de 100 000 euros arpenter les rues d’Essaouira, fruits
d’opérations spéculatives douteuses et frauduleuses certainement pour une bonne
majorité, non sans peine choqué par ce marocain du deuxième monde de la campagne
pédaler péniblement sur son vélo rouillé à la quête d’un avenir meilleur et d’un peu
d’attention.
L’honnêteté ne paye pas et c’est bien dommage pour ces habitants, ces jeunes et ces
entrepreneurs Marocains que nous devrions soutenir et encourager pour créer de la
richesse, des entreprises, et des emplois payés à leur juste valeur.
Je ne tarie pas d’éloges non plus sur certains européens qui multiplie en un an par trois
le prix de leur acquisition immobilière, tout en résidant en permanence en Europe, ne
devrions nous pas réfléchir à instaurer des cotas ou des plafonds concernant ces plus
values ou investir un pourcentage de ces sommes dans l’aménagement, les équipements,
les routes et les rues, les bus urbains, ou dans des associations de bienfaisance .…. ????
L’investissement doit être productif et créateur de richesse.
Comment peut ont imaginé et ne pas être choquer que depuis tant d’années, rien n’as
été fait concernant l’état des trottoirs, des rues et des routes, certains quartiers sont
impraticables !!!! et inondés à la moindre averse de pluie.
Quelle image d’Essaouira pour les touristes et les marocains d’autres villes du Maroc
dans la perspective du plan azur ?????
De plus je voudrais parler au nom des habitants résident à al ghazoua qui se sont bien
souvent sacrifiés pour payer cash leur appartements ou avec un crédit à payer sur 25
ans, et qui sont régulièrement victime de coupures d’électricité et d’eau par la
négligence de certains qui n’ont pas réalisés les travaux obligatoires et les
infrastructures adaptées. (Électricité pression et évacuations des eaux usées etc.……)
sans compter l’état des frigos et des téléviseurs payés encore à crédit et qui sont
aujourd’hui de ce fait, bien souvent défectueux, qui vas prendre ces responsabilités et
prendre des décisions fermes et définitives concernant ce sujet.
Après cette lecture certains pourraient penser « mais que fait il à Essaouira si tout vas
si mal, pourquoi ne retourne t il pas en France ????, je réponds que tout d’abord je
rejette toutes formes d’intolérance, je m’exprime pour faire part de mes sentiments, de
mon expérience, même si j’apprend et essayes de m’enrichir des autres chaque jours, je
n’ai aucuns intérêts personnels, sans connotations politiques, ou notions de profits
financiers, et je ne m’impose pas comme un inquisiteur Français aussi bien à Essaouira
qu’au Maroc. Que je respecte ce pays et ces habitants, Comment pourrais je ne pas
m’inquiéter de l’avenir d’Essaouira alors que mes grands parents ont vécus et se sont
mariés à Mogador et que mes oncles et mes tantes sont nés et ont vécues dans cette
ville ???? N’est ce pas un devoir de mémoire pour moi par respect et pour leur
souvenir. Je m’en fais le garant.
Monsieur le gouverneur, nous vous souhaitons la bienvenue, nous vous soutenons et vous
encourageons, je sais que la tâche est difficile, et que vous n’avez certainement pas
toujours les pleins pouvoirs, mais il y a aujourd’hui urgence de joindre les écrits et les
paroles aux actes.
Eric Ohayon.
mercredi 26 novembre 2008
VOYAGE INTERDIT
Loin d'elle
Tu as cru atteindre le désert
Prés d'elle
Ton âme s'efface devant la mer
Tout prés c'est une ville
Essaouira
Essaouira n'est pas vile
Elle se cache derrière la terre érodée
Elle se cache tout simplement
Elle a un voile blanc
Voila que ton alphabet se retire
Rappelle ta mémoire à la présence
Pour la découvrir
Derrière le chagrin des murailles
En face des grandes portes qui pleurent
Les monarques défunts
Les caravanes sans fins
La sagesse profanée
Château !
Château de sable
Accroché a des fibres de folie
C'est toujours elle
Bannissant la querelle
Elle voit couler le temps
Caresse le vent
Embrasse l'océan
Elle n'attend plus le retour des guerriers
Sa mémoire a élu un fait divers
Elle croit en un destin
Où tout voyage n'est pas permis.
Amine SOUFFER
Essaouira 1980
Tu as cru atteindre le désert
Prés d'elle
Ton âme s'efface devant la mer
Tout prés c'est une ville
Essaouira
Essaouira n'est pas vile
Elle se cache derrière la terre érodée
Elle se cache tout simplement
Elle a un voile blanc
Voila que ton alphabet se retire
Rappelle ta mémoire à la présence
Pour la découvrir
Derrière le chagrin des murailles
En face des grandes portes qui pleurent
Les monarques défunts
Les caravanes sans fins
La sagesse profanée
Château !
Château de sable
Accroché a des fibres de folie
C'est toujours elle
Bannissant la querelle
Elle voit couler le temps
Caresse le vent
Embrasse l'océan
Elle n'attend plus le retour des guerriers
Sa mémoire a élu un fait divers
Elle croit en un destin
Où tout voyage n'est pas permis.
Amine SOUFFER
Essaouira 1980
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