jeudi 27 janvier 2011

Essaouira au secours de la COTE D'IVOIRE:

Proposition à Gbagbo (el maalem) d'être à la tête du festival Gnaoua en tant que Président à vie !

vendredi 14 janvier 2011

Le chiffre 7 de l'université conviviale!

Aujourd'hui a eu lieu à Essaouira la 7e édition de l'Université conviviale. Mr Azoulay , malgré qu’il ait annoncé qu’il allait se consacrer à un satisfecit , s’est retrouvé dans la critique de plusieurs points noirs et d’actions qui restent à entreprendre. En manager pointilleux, il a insisté sur le timing des projets des différents départements dont les représentants ont été présents.
Un grand BRAVO pour ces personnalités (dont les moins brillantes ont été les 2 ministres)pour s’être livré à ces interrogatoires de la part de cet amoureux acharné d’Essaouira- Mogador !
A notre tour, on « s’amusera » cette fois, à faire le suivi des réalisations de cette université conviviale.
En attendant, je vais essayer de préparer un petit compte rendu , pour ceux qui n’ont pas assisté aux activité de cette université- marathon !

dimanche 9 janvier 2011

Le commissariat est mort, vive le commissariat !

Inauguration le 7/1 d'un nouveau poste de police, non loin de l'ancien commissariat, à la place Chefchaouni ou "en dessous del'horloge" comme on dit chez nous. Bonne chose, y en avait besoin !

lundi 3 janvier 2011

فين احنا

ها نحن في مدينة الريح والعقل المستريح
والهضرة بالتنحنيح

vendredi 24 décembre 2010

NON A LA CORRUPTION.

NON A LA CORRUPTION.
Cette pancarte est affichée tellement haut (à l’hôpital Sidi Med b.Abdellah ) qu’on a l’impression qu’on ne veut pas qu’on l’a remarque ou (l’autre éventualité) que certains médecins ne la décrochent pas !Mais ceci est une simple éventualité du moment que personne ne prend « la chose » au sérieux , sachant dorénavant que Maroc Telecom ne transmettra le message et le Ministère de la « santé» ne réagira pas avant la mort de la victime !

لوحة في سقف مستشفى سيدي محمد بن عبد الله في الصويرة. هل خوفا من الزوار كي يقرؤوها أم خوفا على اللوحة من الأطباء كي يزولوها ؟

mercredi 8 décembre 2010

اين جالس مجلسنا

أوضح السيد الشرقاوي خلال تقديمه لمشروع الميزانية الفرعية لوزارة الداخلية انه تم تخصيص اعتمادات هامة لدراسة وتنفيذ برامج التأهيل الحضري بستة مراكز بعمالة اكادير والصويرة وتيفلت وبني ملال ومكناس واداوتنان، فضلا عن إنجاز مشاريع ذات البعد الاقتصادي والاجتماعي ومن اجل تحقيق التنمية المندمجة الشاملة في عدة أقاليم المملكة.

فمتى ستأتي يا ترى المبادرات من مجالسنا المنتخبة وهل يحق لهم بعد الآن أن يطالبوا برفع الوصاية على مجالس بدون مشاريع ?
مياه الأمطار تتسبب كل سنة في انقطاع الطريق بين اكادير واسفي على بعد حوالي 15كلم من الصويرة ووضع قناة لن يكلف وزارة التجهيز إلا بضع آلاف من الدراهم .فهل هدا هو السبب في عدم جدوى هدا المشروع

lundi 11 octobre 2010

من ينقد الصويرة؟

إن الوضع الذي تعيشه مدينة الصويرة وإقليمها لا مثيل له في المغرب.
فلا الأوضاع الاجتماعية للساكنة وخاصة ساكنة القرى تحسنت ولا التجهيزات الازمة تطورت, وفي المقابل فوسائل الاعلام وخاصة قنوات التلفزة الوطنية منها والأجنبية تتحدث عن تنمية خيالية لا علاقة لها بهدا الواقع.
فالمضاربة في مجال العقار,وتبيض الأموال, وتهافت المرشحين على المناصب والأموال الطائلة التي تصرف في الانتخابات والثمن الذي بلغته الأصوات في مختلف الاقتراعات ,
كل هدا يجعل إقليم الصويرة في صدارة الأقاليم وطنيا في تلك المجالات.
أما فيما يخص مدينة الصويرة , فحالة البنية التحتية من طرق, والتطهير السائل, وتراكم الازبال توحي بأنك في قرية نائية... لولا بنايات الفنادق التي شيدت مؤخرا على الكورنيش.
الكل استبشر خيرا بالتغيير الأخير وبقدوم العامل الشاب والمتخصص في مجال الاقتصاد ,السيد نبيل خروبي والدي ينتقد في كل مناسبة كل ما يمس براحة المواطنين من انقطاعات في التيار الكهربائي ون مشاكل التعليم والصحة والواد الحار.
وفي آخر تدخل له في حفل أقيم بمناسبة يوم المهاجر, أعلن السيد العامل عن مشروع إعادة تأهيل المدينة الذي سينجز في إطار المخطط الثلاثي التنموي للجماعة الحضرية, والدي سيعيد إلى المدينة رونقها وجماليتها.
لكن بعد الاتصال ببعض أعضاء الجماعة, اتضح لنا أن هدا المخطط ليس من الاهتمامات الحالية للمجلس وان الأعضاء لا زالوا منغمسون في مشاكل الاختصاصات والمضاربات
ومشاكل الحملات الانتخابية الفائتة والمقبلة.
فمن يا ترى سينجز مخططات التنمية ويخرج الساكنة من حالة التخلف الجديدة التي أتى بها التطور الأخير الذي عرفه الإقليم.


محمد أمين سوفر

vendredi 18 juin 2010

PAVILLON NOIR POUR ESSAOUIRA

ثلوت واد القصب وشاطئ الصويرة بالمياه العادمة القادمة من قرية جديدة قديمة على بعد 10 كلم من المدينة.كما ان هدا الواد يشكل محجا ومتنزها لشباب المدينة وهي المدينة الوحيدة في المغرب التي قضت على كل حدائقها

lundi 28 décembre 2009

mercredi 28 octobre 2009

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EDITO : PLUS D’EXCUSES POUR NOS ELUS!

Du temps de l’ex-gouverneur, la majorité de nos élus surtout en milieu rural affirmait avoir les mains liées. En ville, on a même accusé l’ex- gouverneur de semer la zizanie entre les membres du conseil municipal.
L’actuel gouverneur, contrairement à certains pronostics « partisans » d’ailleurs, n’a pris le parti de personne. En plus d’une étude approfondie des grands dossiers en un temps record, notre gouverneur a démontré qu’il est pour une approche managériale démocratique et qu’il est à l’écoute un peu de tout le monde.
Autre point positif, notre gouverneur s’est engagé sur le chemin d’améliorer les indicateurs du développement humain sur l’ensemble du territoire de la province en ciblant le désenclavement, les secteurs productifs, l’enseignement, la santé et l’environnement.
C’est donc là une opportunité à saisir de la part de nos élus, qui se disent tous préoccupés par les problèmes sociaux des populations qui les ont élues !
S’il n’est pas permis de faire un procès d’intention à nos élus (c’est même interdit par la religion islamique) il reste du devoir de chacun de dire tout haut ce qui se passe notoirement ici-bas, à savoir l’utilisation pernicieuse de l’argent (parfois pas lavé du tout) par certains candidats « heureux » pour des postes d’élus communaux ,provinciaux ou au conseil de la région.
Si ce phénomène élimine ou décourage les porteurs de certaines bonnes intentions de la course aux conseils communaux, il a aussi comme conséquence de rendre certains ces conseils ingérables.
L’Etat ne peut certes pas tout contrôler, mais il a un droit de regard sur la gestion de ceux qui considèrent que le prix payé pour accéder à un conseil communal est un investissement qu’il faut rentabiliser.
Bref, vu l’ampleur et l’étendue du phénomène, cela mérite un débat national !
Nos communes rurales ont pris beaucoup de temps et de moyens pour s’équiper en locaux et se doter en fonctionnaires qu’ils utilisent d’ailleurs peu ou très mal. Mais fournir des documents administratifs aux citoyens n’est pas à même pour compenser l’énorme effort financier fourni par l’Etat. Les conseils communaux doivent participer activement à l’élaboration des plans et proposer des projets et notamment en matière de tourisme rural.
Concernant la ville d’Essaouira, personne ne pourra nier que les réalisations des conseils municipaux ne sont pas à la hauteur des « ambitions » de la ville.
Certains peuvent toujours me contredire en affirmant qu’Essaouira est la 1ere ville au Maroc (voire au monde) à avoir éradiqué les espaces verts ! D’autres pourront dire qu’elle est la 1ere ville où les jeunes s’ennuient à devenir vieux en un temps record !
Le danger de vivre à proximité d’une majorité de jeunes analphabètes et délinquants est imminent, la volonté d’y remédier doit suivre.
Le fait d’édifier une maison de jeune ou un centre culturel peut être plus bénéfique que de construire un arrondissement de police qui serait doté de tous les moyens matériels et humains et qui assurerait en plus une permanence de nuit….s’il m’est permis de rêver !
Nos fraichement élus municipaux auront d’autres défis à relever que de dénicher et d’attribuer des lots de terrains à « qui de droit ».
Associer la société civile à toutes les actions de développement est une contrainte à qui rares les mentalités qui s’y plieront.

M. Amine SOUFFER

in " Le guide d'Essaouira"

jeudi 22 octobre 2009

ESSAOUIRA, LA PLACIDE, Où es- tu ?

Le calme, la sécurité et la vie pas chère du tout qui faisaient la renommée de la ville d’Essaouira ont fondus comme la glace sur la place Djamaa el Fna un certain jour du mois d’Aout.
Les remparts cachaient une certaine sérénité et une harmonie entre familles et groupes sociaux qui se surpassaient plutôt en simplicité et en respect d’autrui.
Tout avait commencé par l’exode inversement proportionnelle entre souiris d’une part et des ruraux et quelques fonctionnaires parachutés par la « province » d’autre part.
Puis le flux inverse s’est accéléré jusqu'à dissoudre les souiris dans une culture rurale qui tolérera à une femme d’envoyer ses enfants jouer dans la rue pour ne pas la déranger !
Et les enfants dérangèrent les voisins.
Et le grand garçon d’un certain originaire de Chicht , vendeur de vin au Mellah, n’ayant pas pu suivre ses études primaires s’est converti en dealer.. que des kessimâtes de kif pour commencer. Son commerce fleurira à chaque sortie de la prison de Jrayfate . Avec les clients d’Al Hanchaouiya, dont les habitants ont accepté malgré eux le voisinage, ils hanteront le derb toute la nuit.
Ce derb comme tant d’autres deviendront inhabitables.
Prés des logements économiques, quelques badauds qui se réunissaient au carrefour des ruelles sous la lampe de l’éclairage public, se constituèrent en une bande spécialisée dans le vol des bureaux de tabacs. Non, le vol des portes feuilles et des portables est concédé aux voleurs de Gzoula !
Les femmes voilées, toujours à l’affut de l’inégalité, surpassèrent les hommes et feront des descentes sporadiques tantôt chez les bijoutiers, tantôt chez les marchands ambulants. Récession oblige, elles seront les premières à manifester pour le souk hebdomadaire !
La Hanchaouiya elle ne se plaint pas .C’est vrai qu’elle est devenu vieille, mais prés de la gare routière, elle à ouvert un bureau ambulant de location d’appartements « vides» ou pleins. Une photo de sa fille cadette trône jalousement sur la première page du catalogue de son bureau .Elle ne la montrera qu’aux clients « sérieux ». Son autre fille est maintenant aisée ; elle est mariée à quelqu’un de très connu, Mr B, il touche beaucoup à la cok, il en refile même à d’autres .Parmi son personnel une jeune lycéenne, pas dans le besoin mais dans le désespoir, qu’il bat souvent, dans le nouveau lotissement prés de forêt, à faire perdre le sommeil à tous les habitants du quartier. Par sécurité, ou par peur d’insécurité, la plupart n’iront plus faire la prière d’al fajr. D’ailleurs, avec tout le tapage qu’il y a à cette heure (vers 4h du matin), ils n’entendent plus le muezzin.
Hé ! D’où viennent ces longs couteaux ? Mais…c’est …très dangerrreux !
Cela devient intolérable !
Rendez nous notre Essaouira, la placide, et emportez tout le reste !
M. Amine. SOUFFER

vendredi 10 juillet 2009

ESSAOUIRA, VILLE SINISTREE.

Essaouira , jadis le plus riche comptoir commercial du Maroc , a vu sa situation économique faiblir le long du 19éme et 20éme siècle pour mériter au début des années 70 le nom de « ville a vendre ».
L’arrivée dans les sphères du pouvoir de certaines personnes « originaires » d’Essaouira, toutes confessions confondues, allait donner à la population d’Essaouira des espoirs de lendemains sans commune mesure avec l’état de pauvreté qui s’est installé parmi eux.
La campagne de promotion de la ville d’Essaouira n’a abouti en fin de compte qu’a la création de quelques unités touristiques employant quelques smigars locaux et l’enrichissement de courtiers immobiliers grâce au nombre impressionnant de cessions de maisons de la médina à des étrangers à tel point qu’Essaouira est aujourd’hui qualifiée de « ville vendue» .
La plupart des cessions immobilières se fait par des étrangers résidents ou non utilisant le Web ou effectuant des cessions à l’étranger. Les maisons acquises sont généralement transformées en riads ou maisons d'hôtes à titre informel et louées souvent à partir de l’étranger.

La population rurale de la province étant l’une des plus pauvres du Maroc ne cesse de migrer vers les villes avoisinantes et aussi vers Essaouira ou elle découvre une pauvreté encore plus grande car souvent doublée de débauche .Cet exode rural est compensé en nombre , par l’exode des citadins soit pour poursuivre des études supérieures soit à la recherche d’un travail , d’une clientèle plus solvable ou même d’un conjoint ; les migrations des hommes ayant crée d’autres déficits .. .
Plusieurs unités industrielles ont fermé leurs portes ajoutant des centaines de personnes aux foules démunies, analphabètes et sans qualification.
L'orientation tout azimuts vers le tourisme a fait oublié aux responsables locaux la programmation d'une zone industrielle ou même d'un complexe artisanal regroupant des artisans dont le nombre se réduit paradoxalement au fur et à mesure de la croissance du secteur touristique .
La classe moyenne qui attendait les retombées de l'essor du tourisme a vu son pouvoir d'achat faiblir avec la flambée des prix de l'immobilier et autres produits ; tandis que les fonctionnaires nouvellement affectés à Essaouira sont plutôt confrontés à l'absence de l'offre du locatif générée par le phénomène du loyer à la nuitée ou même à la fraction de nuitée !
Il n'est pas demandé d'être fin observateur pour découvrir qu'Essaouira est profondément pauvre et que la richesse apparente a des origines suspectes, soit spéculatives et frauduleuses à la fois, soit carrément le fruit de blanchiments et d'opérations immorales telles les locations très répandues surtout en milieu urbain, de chambres meublées de corps de jeunes personnes dans le besoin.
Le produit de cessions immobilières y est aussi pour beaucoup. Mais les fortes plus- values immobilières ont été recueillies par des étrangers et ne sont généralement pas réinvesties, si elles sont déjà connues !
Le blanchiment, y compris l'argent de la corruption, même en créant une certaine « animation commerciale », entrave de toute évidence l'investissement productif.
Bien sur qu'il y a des gens loyaux ! Mais ces gens ne seront jamais très riches. Il suffit qu'ils paient les salaires dus, les cotisations salariales et leurs impôts …

C'est ainsi que les rares jeunes entrepreneurs qui ont réussi à monter des affaires sont généralement issus de famille de rentiers .Tandis que pour d'autres entrepreneurs potentiels, toutes les portes leur ont été fermées et le prix de l'acquisition d'un local ou d’un fond de commerce leur est devenu prohibitif.
L'investissement productif marocain et l'essence même de l'INDH ont été sacrifiés pour faire balancer pour la première fois, une frange importante de la population souirie et de sa société civile dans la sphère de la contestation.

Les intellectuels souiris et amis d’Essaouira, ayant constaté la récupération de leur contribution à l’activité culturelle de la ville, ont « boudé »toutes les manifestations et les associations organisatrices.
Le projet d'assainissement liquide qui consiste en la réalisation d’un réseaux des eaux usées doublé d’un centre pour la collecte des eaux de pluie, des stations de pompage et des canalisations nécessaires qui a coûté à la ville d'Essaouira quelques 110 millions de dirhams n'ayant pas abouti , a transformé plusieurs quartiers de la ville en des bidons- villes sans réseau d'assainissement liquide et sans chaussée .Le vieux quartier industriel est en grande partie inaccessible aux véhicules . Certaines erreurs de conception ou de réalisation de la station d’épuration des eaux usées déverse quotidiennement des eaux traitées et non traitées aux portes de la ville.
Le non recyclage des eaux usées a fait que la station Mogador (Plan Azur) et ses terrains de golfe, sont édifiés à base de l’eau potable, déjà insuffisante, destinée à alimenter la population de la ville.
En outre l'infiltration continue du réseau d'eau potable par des eaux usées fait d'Essaouira une ville sinistrée.
Les défaillances de la gestion locale, l'absence des représentants élus et la paralysie du conseil municipal (parfois sciemment provoquée) aggravent la situation déjà précaire d'une population qui ne demande plus qu’a vivre les conditions du temps où Essaouira était une « ville à vendre ».
M .Amine SOUFFER.

lundi 25 mai 2009

UN NOUVEAU GOUVERNEUR POUR ESSAOUIRA

Enfin! est peut être le seul mot que tout commentateur de cet événement partage avec ses pairs . Jamais, vraiment jamais, aucun gouverneur n'a pu obtenir l'unanimité de toute la population de la province d'Essaouira.
Mais tout le mérite s'arrête là .Tous les records ne sont pas forcement bons,
surtout quand ils sont en notre défaveur.
Personnellement je trouve le profil et la personnalité du nouveau gouverneur très bien, mais de là à l’envier…pas du tout .Pourquoi ? Par ce qu'il a hérité deux Essaouira .Un Essaouira virtuel façonné par des campagnes de promotions et de pub de toutes (dé) natures, et un Essaouira au dessous du niveau de la mer et dont l'écrasante majorité de la population vit des problèmes que les pauvres des pays sub-sahariens trouveraient insoutenables.
Il n'est pas demandé d'être fin observateur pour découvrir qu'Essaouira est profondément pauvre et que la richesse apparente a des origines suspectes, soit spéculatives et frauduleuses à la fois, soit carrément le fruit de blanchiments et d'opérations immorales telles les locations très répandues surtout en milieu urbain, de chambres meublées de corps de jeunes personnes dans le besoin.
Bien sur qu'il y a des gens loyaux ! Mais ces gens ne seront jamais très riches.
Il suffit qu'ils paient les salaires dus, les cotisations salariales et leurs impôts …
Le produit de cessions immobilières y est aussi pour beaucoup. Mais les fortes plus values immobilières ont été recueillies par des étrangers et ne sont généralement pas réinvesties, si elles sont déjà connues !
Le blanchiment, y compris l'argent de la corruption, entrave de toute évidence l'investissement productif.
C'est ainsi que les rares jeunes entrepreneurs qui ont réussi à monter des affaires sont généralement issus de famille de rentiers .Tandis que pour d'autres entrepreneurs potentiels, toutes les portes leur ont été fermées et le prix de l'acquisition d'un local ou d'un fond de commerce leur est prohibitif.
L'investissement productif marocain et l'essence même de l'INDH ont été sacrifiés pour faire balancer pour la première fois, une frange importante de la population souirie et de sa société civile dans la sphère de la contestation

Quant à l'infrastructure de base ,déjà développée dans un précédent article qui est toujours disponible sur mon blog http://souffer.blogspot.com , je tiens à souligner que la responsabilité est partagée entre les autorités élues et non élues et les services de l'ONEP , l'ONE et de l'ÉQUIPEMENT . L'état des routes, des ponts et même de la signalisations (absence de plaques de fin de limitation de vitesse entre autres)à mis a nu les défaillances de ce dernier service extérieur .
Les défis sont trop importants.
Bienvenue Monsieur Le Gouverneur à Essaouira la REELLE.

M.A.SOUFFER

lundi 20 avril 2009

Commentaire de MR Serge

SERGE a dit...
En premier lieu, je voudrais féliciter monsieur Souffer pour sa liberté d’expression dans un pays où elle est très limité, peur des autorités mais aussi du regard des autres ; un héritage du passé très certainement.

Pour venir plus directement au sujet, je voudrais simplement compléter le commentaire en citant quand même certaines réalisations comme les trottoirs à la sortie d’Essaouira, le réseau principal d’assainissement, le ramassage des ordures par une société privée, la réalisation de golfs avec son hôtellerie et toutes les créations d’emploi qui s’en suit etc.
Ce n’est pas pour autant que j’oublie l’état inacceptable de certains derb dans le quartier de la rue d’Agadir particulièrement où l’on peut voir très régulièrement des excréments humains joncher le sol. En conclusion de ce chapitre comme on dit chez nous en France « Petit à petit l’oiseau fait son nid ». Il y a peu de réalisations mais suffisamment pour garder l’espoir : « l’espoir fait vivre »

Concernant la voie du modernisme que prend inexorablement la ville d’Essaouira, je dirai que « on ne fait pas faire d’omelette sans casser des œufs » c'est-à-dire qu’au milieu des nombreux points positifs apportés par le modernisme, va en effet apparaitre certains problèmes : le développement de la prostitution, l’appât du gain, on deviendra plus matérialiste au détriment de certaines valeurs plus nobles. Mais tout cela ne doit pas faire oublier le bienfait du modernisme comme la santé avec la création de dispensaires de proximités, le savoir avec la création d’écoles mieux équipées. La ville d’Essaouira deviendra plus dynamique au quotidien, elle, qui est quand même un peu endormie

Les deux Essaouira sont complémentaires, le premier, virtuel, celui de la promotion, de la pub et de la « dé nature » pouvant venir au secours du second, celui dont vous parlez en disant « la population vit des problèmes que les pauvres des pays sub-sahariens trouveraient insoutenable ». L’argent de l’impôt engendré par les profits immobiliers et touristiques peut et doit servir à la création d’établissements scolaires techniques où l’on apprend de vrais métiers avec de vrais techniques, c’est le passage obligé avant la création d’investissements productifs ; et pour cela l’argent est indispensable ; Ce n’est qu’à ce stade que l’Essaouira « virtuel » profitera à l’Essaouira pauvre. Vous trouvez sûrement que je fais l’éloge de l’argent ? Oui, c’est un mal nécessaire et même indispensable lorsque l’on veut sortir ces conditions de pauvreté.
Aucun système de société de par le monde et dans toute l’histoire de l’humanité ne s’est avéré parfait, et s’est normal puisque l’homme est par nature imparfait et c’est lui qui crée les règles de société.


SERGE

19 avril 2009 04:27

dimanche 29 mars 2009

QUI SAUVERA ESSAOUIRA ?

QUI SAUVERA ESSAOUIRA ?

Essaouira , jadis le plus riche comptoir commercial du Maroc , a vu sa situation économique faiblir le long du 19éme et 20éme siècle pour mériter au début des années 70 le nom de « ville a vendre »
L’arrivée dans les sphères du pouvoir de certaines personnes « originaires » d’Essaouira ,toutes confessions confondues, allait donner à la population d’Essaouira des espoirs de lendemains sans commune mesure avec l’état de pauvreté qui s’est installé parmi eux .
La campagne de promotion de la ville d’Essaouira n’a abouti en fin de compte qu’a la création de quelques unités touristiques employant quelques smigars locaux et l’enrichissement de courtiers immobiliers grâce au nombre impressionnant de cessions de maisons de la médina à des étrangers à tel point qu’Essaouira est aujourd’hui qualifiée de « ville vendue» .
La plupart des cessions immobilières se fait par des étrangers résidents ou non utilisant l'internet ou effectuant des cessions à l'étranger . Les maisons acquises sont généralement transformées en riads ou maisons d'hôtes à titre informel et louées toujours à partir de l'étranger .
UNE VILLE RURALISEE

La population rurale de la province étant l’une des plus pauvres du Maroc ne cesse de migrer vers les villes avoisinantes et aussi vers Essaouira ou elle découvre une pauvreté encore plus grande car souvent doublée de débauche .Cet exode rural est compensé en nombre , par l’exode des citadins soit pour poursuivre des études supérieures soit à la recherche d’un travail , d’une clientèle plus solvable ou même d’un conjoint ; les migrations des hommes ayant crée d’autres déficits .. .
Plusieurs unités industrielles ont fermé leurs portes ajoutant des centaines de personnes aux foules démunies , analphabètes et sans qualification .
L'orientation tout azimuts vers le tourisme a fait oublié aux responsables locaux la programmation d'une zone industrielle ou même d'un complexe artisanal regroupant des artisans dont le nombre se réduit paradoxalement au fur et à mesure de la croissance du secteur touristique .
La classe moyenne qui attendait les retombées de l'essor du tourisme a vu son pouvoir d'achat s'affaiblir avec la flambée des prix de l'immobilier et autres ; tandis que les fonctionnaires nouvellement affectés à Essaouira sont confrontés à l'absence de l'offre du locatif générée par le phénomène du loyer à la nuitée ou même à la fraction de nuitée !

FAILLITE DE LA GESTION LOCALE

Le projet d'assainissement liquide qui consiste en la réalisation d’un réseaux des eaux usées doublé d’un centre pour la collecte des eaux de pluie, des stations de pompage et des canalisations nécessaires qui a coûté à la ville d'Essaouira quelques 110 millions de dirhams n'ayant pas abouti a transformé plusieurs quartiers de la ville en des bidons- villes sans réseau d'assainissement liquide et sans chaussée .Le vieux quartier industriel est en grande partie inaccessible aux véhicules . Certaines erreurs de conception ou de réalisation de la station d’épuration des eaux usées déverse quotidiennement des eaux traitées et non traitées aux portes de la ville . En outre l'infiltration continue du réseau d'eau potable par des eaux usées fait d'Essaouira une ville sinistrée .
Les défaillances de la gestion locale , l'absence des représentants élus et la paralysie du conseil municipal aggravent la situation déjà précaire d'une population au destin incertain .
M .Amine SOUFFER

lundi 16 mars 2009

UN ADMIRATEUR DE MOINS

Il aimait Essaouira, il me l’a dit ;il lui partageait un secret qu’il ne m’a pas avoué .Abdelkebir Khatibi ,un de ces penseurs qui ne doivent pas mourir, et pourtant il est mort, avait écrit dans sa « mémoire tatouée »une des plus belles choses jamais dites à propos d’Essaouira :
« Coquille entourée de sable, cette ville s’ébauche en une miniature aux couleurs tendres, et je tais d’autres vibrations. »